UNIVERSITY OF SUNDERLAND

FRE320: France between The Wars

LEVEL  3 EXAM
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Thursday 10th January 2002 - 2.00-5.00
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Candidates must complete one essay from Section A and one critical commentary from Section B.

Candidates are reminded that they may not use substantially the same material in more than one question.


The instructions for such a commentary are as follows:

Aim: The overall aim of the commentary is to show how well you understand the text itself, and how well can relate it to the context in which it was produced. The text may be a political speech, a newspaper article or editorial, a letter of protest, an extract from a novel or pamphlet or a poem.

Preliminaries: The first thing to do is to read the text thoroughly, at least twice, so that you understand it as fully as possible. At the same time you will be looking for hints about the context within which it was produced (a situation, issue, controversy etc.), the line it is taking, and what it aims to achieve. Look at the text's date, its headline, creator and potential audience. At the same time, you should be highlighting sections or details that seem particularly important, and jotting down ideas as they come to you. When you have gone as far as you can in this preparatory work, you then need to put your ideas in order and write up the commentary according to the sections listed below.

Section 1. Situate: In the first section you need to situate the text, i.e. place it in its proper historical context. You sketch in the background (the situation, issue, controversy etc.) focussing on the aspects which seem most relevant to the text.

Section 2. Explicate: In the second section you try to explicate the text. Having situated the text or image, you then analyse its argument, its logic, its implications and its conclusions. This is not a translation nor a simple description. You need to dominate the text. Obviously, the better you have worked out the text's context, aim, target audience etc., the better you can grasp and explain its argument.

Section 3. Comment: In the third section you aim to comment as fully as possible. This means picking out elements or features of the text on which you have something to say. These may be allusions or references (e.g. a name, date or event) whose significance you can explain. You should, if appropriate, assess and comment on the quality of the argument, looking for bias, loaded terms, dubious claims etc., and relate them to the aims of the writer/speaker. You should also comment on the use of rhetorical devices and interpret the motives for using them.


Section A: Essay Questions

1. Nicholas Hewitt claims that the impact of the Great War obliged artists and intellectuals to "reassess fundamental beliefs and allegiances to nation and to class". What do you understand by this claim? Illustrate your answer with reference to cultural and intellectual debates between the wars.

2. «Le refus permanent de transformer les indigènes en citoyens traduit l'incapacité française à imaginer une véritable politique coloniale» (D. Borne & H. Dubief). What do you understand by this claim and how far is it justified?

3. "The avant-garde wants to be more than a merely modernist art, one that reflects its contemporary society; rather, it intends to be a vanguard art, in advance of, and the cause of, significant social change" (C. Russell). Discuss the validity of this claim with reference to the avant-garde in France between the wars.

4. To what extent did state policy on immigration become increasingly harsher between 1919 and 1939?

5. «[L]es étrangers, bouc émissaire idéal pour conjurer l'orage qui menace» (M. Amar & P. Milza). How far is this a valid explanation of the growing xenophobia and anti-semitism in France in the 1930s?

6. «La structure sociale de la France, la relative faiblesse de la crise économique, l'enracinement de la culture démocratique, tous ces facteurs expliquent mieux la faiblesse politique du phénomène fasciste en France que son déficit intrinsèque» (P. Burrin). How far would you agree with this explanation of the relative weakness of French fascism between the wars?

7. «Céline a écrit une véritable encyclopédie du capitalisme agonisant» (Anissimov). How far would you agree with the Russian translator's summary of Céline's Voyage au bout de la nuit?

8. «J'avais le sentiment d'avoir, malgré tout, apporté une embellie, une éclaircie dans des vies difficiles, obscures. On ne les avait pas seulement arrachés aux cabinets; on ne leur avait pas seulement donné plus de facilité pour la vie de famille; mais on leur avait ouvert une perspective d'avenir, on leur avait créé chez eux un espoir» (L. Blum). How sucessful was the Front Populaire in improving conditions for France's working class?

9. «Le Front populaire fut d'abord victime de ses contradictions» (J-P. Brunet). What do you understand by this claim and how far is it justified?

10. «Une révolution culturelle» In what ways was the spirit of the Front populaire expressed in cultural terms?

11. To what extent did French cinema between 1934 and 1938 express the aspirations of the Front populaire? Illustrate your answer with reference to two films from this period.

12. «[L]e nationalisme français prend le parti d'un défaitisme réactionnaire» (M. Winock). What do you understand by this claim and how relevant is it to the French nationalist Right's attitude to Nazi Germany?


Section B: Commentary Passages
 

Commentary Passage 1

    Le Français a la vocation coloniale. Cette vérité était obscurcie. Les échecs passagers du XVIIIe siècle avaient fait oublier deux siècles d'entreprise et de réussite. En vain, depuis cent ans, nous avions retrouvé la tradition, remporté des succès magnifiques et ininterrompus: Algérie, Indochine, Tunisie, Madagascar, Afrique occidentale, Congo, Maroc. Malgré tout, le préjugé subsistait: le Français, répétait-on, n'est pas colonial. Il a fallu l'exposition actuelle et son triomphe inouï pour dissiper les nuées.
     Aujourd'hui la conscience coloniale est en pleine ascension. Des millions et des millions de Français ont visité les splendeurs de Vincennes. Nos colonies ne sont plus pour eux des noms mal connus, dont on a surchargé leur mémoire d'écoliers. Ils en savent la grandeur, la beauté, les ressources: ils les ont vues vivre sous leurs yeux. Chacun d'eux se sent citoyen de la grande France, celle des cinq parties du monde.
         Cette révélation vient à son heure. Alors que la lutte économique est plus sévère que jamais, les colonies enseignent aux Français le courage et la confiance. Elles n'accueillent point les faibles, il faut avoit l'âme bien trempée pour y prospérer et seulement pour y vivre. L'élite qu'elles exigent et qu'elles forment aura le corps robuste et le coeur sans défaillance: ceux à qui manqueraient ces qualités s'élimineront d'eux-mêmes: la rudesse de la tâche à accomplir fera les soldats ouvriers.
         Si le nombre est restreint de ceux qui doivent travailler de leurs mains à l'oeuvre coloniale, tous en France en profiteront. Déjà la France extérieure est le plus gros client de la France d'Europe et le premier des ses fournisseurs; le quart de la production totale de nos tissus de coton est absorbé par nos colonies. Que de chômeurs si ce débouché se fermait brusquement!
         Et ce n'est qu'un début: maintenant que nous avons pris une conscience impériale, nous avons le droit d'espérer d'immenses résultats de la politique que cette conscience va nous imposer. Mise au service de la France d'Outre-Mer, l'étonnante ressource financière de la France d'Europe lui apportera une merveilleuse fécondité. Les emprunts que le Parlement a votés en faveur des colonies vont permettre à l'État d'y répandre les disciplines de la production moderne en subordonnant à leur adoption son aide financière.
       La mise en valeur de la France extérieure fournira pour longtemps à notre ambition collective un idéal sans cesse renouvelé.
         Là, ne s'arrête pas l'élan imprimé à notre pensée et à notre activité par nos colonies. Elles ne nous donnent pas seulement une leçon de solidarité impériale, elles élargissent encore nos vues. Elles nous montrent toutes les puissances occidentales associées dans cette oeuvre magnifique qui est la colonisation.
 

Paul Renaud, Preface to Le Livre d'or de l'Exposition coloniale (1931)


Commentary Passage 2

    Au cours d'une récente délégation, nous vous avons entretenu de la nécessité de donner au problème de la main-d'oeuvre étrangère, une solution à la fois efficace et humaine.
Nous vous avons indiqué que de telles mesures devaient répondre à un triple objet : défendre effectivement les intérêts des travailleurs français; répartir au mieux des intérêts de notre économie nationale la main-d'oeuvre étrangère; faire que le droit d'asile ne soit pas, pour de trop nombreux proscrits politiques, un vain mot.
    Chaque jour qui passe ajoute à l'urgence d'une politique cohérente et efficiente en la matière. Sans vouloir critiquer ce qui s'est fait jusqu'ici, nous sommes obligés de rappeler le peu de résultats obtenus. On ne saurait continuer, sans de graves dangers, les errements poursuivis.
    A un pays comme la France, il faut une politique de la main-d'oeuvre immigrée, non seulement pour le présent, qui commande d'agir avec célérité, mais aussi pour qu'à l'avenir les opérations de recrutement, d'importation, de répartition de cette main-d'oeuvre ne soient plus le monopole de groupements d'intérêts particuliers, étrangers à l'intérêt général du pays.
    Déjà, il y a quelques années, alors que l'immigration était massive, le Conseil National de la main-d'oeuvre, organisme rattaché à la présidence du Conseil, avait examiné les possibilités de fusion des services de main-d'oeuvre du Ministère du Travail et du Ministère de l'Agriculture, dont le manque de coordination s'avérait fâcheux, laissant au Ministère de l'Intérieur ses prérogatives. Le gouvernement s'est récemment prononcé dans ce sens. Mais cette mesure, ne visant que des organes d'exécution, n'est pas suffisante.
    Aujourd'hui, c'est toute une politique de la main-d'oeuvre immigrée qu'il faut définir, en liaison avec une politique générale du marché du travail et du placement. N'est-il pas inconcevable qu'à l'heure même où l'on opère des refoulements, on fasse encore entrer de nouveaux travailleurs étrangers.
    Cependant, notre main-d'oeuvre étrangère devrait suffire à tous nos besoins; elle est par définition mobile et peut plus facilement que toute autre être ventilée partout où il est utile, sous la seule réserve que les conditions de salaire et de travail offertes soient les mêmes que celles en application dans l'industrie et la région considérées.
    Pour cela, que faut-il? Un organe de centralisation des différents services de main-d'oeuvre, établissant la liaison entre eux, leur donnant l'impulsion pour une action cohérente. A l'exemple des pays d'émigration, notre pays pourrait être doté d'un 'Commissariat général de l'immigration'. Par cet organisme, il serait relativement facile de décongestionner dans une certaine mesure les centres où sévit le chômage, au profit de régions manquant de main-d'oeuvre pour certains travaux. Les places devenues vacantes dans les industries citadines reviendraient alors aux ouvriers français en chômage, ayant résidence et famille dans ces villes. Devant la gravité de la situation, connaissant le désarroi qui règne dans les esprits et dans les faits, nous nous permettons, Monsieur le Président du Conseil, d'insister d'une façon toute particulière pour qu'on donne à notre politique de la main-d'oeuvre des bases positives et logiques, qui lui permettront d'atteindre son triple objet: sauvegarder les ouvriers français; satisfaire aux nécessités de l'économie nationale; assurer humainement le droit d'asile aux proscrits politiques. Veuillez agréer, Monsieur le Président du Conseil, l'expression de notre considération distinguée.
 

Lettre redigée par L. Jouhaux, Secrétaire général de la C.G.T. au Président du Conseil (mars 1935)


Commentary Passage 3

À BAS L'INTERNATIONALISME!

Qui a mis l'ouvrier français sur la paille en favorisant l'étranger?

Qui a ruiné le commerce et l'industrie français en favorisant les produits étrangers?

VIVE LE NATIONALISME!

Qui protègera les produits nationaux et défendra l'ouvrier français?

CHÔMEURS, Lisez ces chiffres:

Dans la Seine  160 000 chômeurs français
   230 000 étrangers salariés

En Province  184 000 chômeurs français
   460 000 étrangers salariés
 

À QUI LA FAUTE?

Aux internationalistes, la CGTU
À l'Humanité, au Populaire
Qui vous ont vendus
Au régime républicain qui vous a laissé vendre
 
 
 

Tract de l'Action Française (11 avril 1934)

Commentary Passage 4
 

    Le Comité central du Parti communiste et la Commission administrative permanente du Parti socialiste sont animés de la volonté de battre le fascisme.
    Il est clair que ce but ne peut être atteint que par l'action commune des masses laborieuses pour des objectifs précis de lutte. L'intérêt de la classe ouvrière exige donc que le Parti socialiste et le Parti communiste organisent cette action commune contre le fascisme.
    En présence du danger que représente le fascisme pour la population laborieuse, des attentats organisés par les bandes armées contre le prolétariat, le Parti communiste et le Parti socialiste reconnaissent la nécessité de mener d'un commun accord l'action déterminée et en précisent ainsi les modalités et les conditions:

I)Le Parti socialiste et le Parti communiste signent un pacte d'unité d'action par lequel ils s'engagent à organiser en commun et à participer avec tous leurs moyens (organisations,presse, militants, élus, etc.) à une campagne dans tout le pays, ayant pour but:

a) mobiliser toute la population laborieuse contre les organisations fascistes pour leur désarmement et leur dissolution;
b) pour la défense des libertés démocratiques, pour la RP et la dissolution de la Chambre;
c) contre les préparatifs de guerre;
d) contre les décrets-lois;
e) contre la terreur fasciste en Allemagne et en Autriche, pour la libération de Thaelmann et de Karl Seitz et de tous les antifascistes emprisonnés.

II) Cette campagne sera menée au moyen de meetings communs dans le plus grand nombre possible de localités et d'entreprises, au moyen des manifestations et contre-manifestations de masses dans la rue, en assurant l'autodéfense des réunions ouvrières, des manifestations, des organisations et de leurs militants, et en veillant toujours à ce que les conditions psychologiques matérielles et morales, pour leur donner le maximum d'ampleur et de puissance, soient réunis.
    La campagne contre les décrets-lois sera menée par les mêmes moyens (meetings et manifestations), mais aussi en mettant en oeuvre les méthodes d'agitation et d'organisation propres à aboutir à la réalisation d'une large action de lutte contre les décrets-lois.
    Si, au cours de cette action commune, des membres de l'un ou de l'autre parti se trouvent aux prises avec des adversaires fascistes, les adhérents de l'autre parti leur prêteront aide at assistance.

III) Au cours de cette action commune, les deux partis s'abstiendront réciproquement d'attaques et critiques contre les organismes et militants participant loyalement à l'action.
    Toutefois chaque parti, en dehors de l'action commune, gardera son entière indépendance pour développer sa propagande, sans injures ni outrage à l'égard de l'autre parti, et pour assurer sa propre recrutement.
    Quant aux manifestations d'action commune, elles doivent être exclusivement consacrées à l'objet commun et ne pas se transformer en débats contradictoires touchant à la doctrine et à la tactique des deux partis.

IV) Chaque parti s'engage à réprimer les défaillances et manquements qui pourraient se produire dans le sein de ses propres organisations en ce qui concerne l'action commune engagée.
 

Le Pacte d'unité d'action socialiste-communiste (27 juillet 1934)

Commentary Passage 5
 

    ... un autre problème très important de notre politique, c'est l'attitude du Front populaire à l'égard des revendications légitimes des peuples coloniaux. Il faut donner satisfaction aux peuples coloniaux, d'abord dans l'intérêt même des populations malheureuses de l'Afrique du Nord, de la Syrie, du Liban, de l'Indochine. Il le faut dans l'intérêt du Front populaire qui doit mériter les espoirs, aujourd'hui bien refroidis, que les indigènes des colonies avaient placée en lui.
    Il le faut dans l'intérêt de la France, pour ne pas laisser plus longtemps au fascisme les arguments démagogiques par lesquels il essaye de soulever  certaines couches des populations indigènes contre notre pays.
    Aux ouvriers: relever leurs salaires misérables, assurer l'application complète des lois sociales; aux fellahs, aux paysans malheureux, accorder une aide immédiate en vivres, en outils, en semences; puis, en Algérie, redistribuer les terres, rendre aux indigènes les bonnes terres dont ils ont été expropriés et refoulés; puis donner l'eau à tous, aux colons, aux Français et aux indigènes;  envisager les spéciales pour l'aide et aux artisans, si nombreux sans les grandes villes de l'Afrique du Nord, à Fez comme à Tunis, comme à Alger.
    Il faut supprimer le Code de l'indigénat, permettre l'accession des indigènes aux fonctions publiques. Comme premier pas vers le droit de vote et l'éligibilité à tous les indigènes, on doit faire aboutir d'urgence le project Blum-Violette. Au Liban et en Syrie, le France ne peut continuer à favoriser les agissements des fascistes, agents de Mussolini, ennemis de la France du Front populaire, qui font règner la terreurs sur des peuples qui veulent vivre en en amitié avec la France.
    La revendication fondamentale de notre Parti communiste concernant les peuples coloniaux reste la libre disposition, le droit à l'indépendance.
    Rappelant une formule de Lénine, nous avons déjà dit aux camarades tunisiens, qui nous ont approuvés, que le droit au divorce ne signifiait pas l'obligation de divorcer. Si la question décisive du moment, c'est la lutte victorieuse contre le fascisme, l'intérêt des peuples coloniaux est dans leur union avec le peuple de France, et non dans une attitude qui pourrait favoriser les entreprises du fascisme et placer, par exemple, l'Algérie, la Tunisie et le Maroc sous le joug de Mussolini ou de Hitler, ou faire de l'Indochine une base d'opérations pour le Japon militariste.
    Créer les conditions de cette union libre, confiante et fraternelle des peuples coloniaux avec notre peuple, n'est-ce pas, là encore, travailler à remplir la mission de la France à travers le monde? ...
 

Maurice Thorez, Rapport au IXe Congrès du PCF (25-29 décembre 1937)

Commentary Passage 6

    Puisqu'il est question de conquêtes et de colonies... je dois bien avouer pour ma part que je fais aucune différence entre l'armée juive des Blum et l'armée boche des Falkenhayn... Pour moi c'est du kif au semblable L'armée Blum en légions larvaires et en formations visqueuses... l'autre plus grossière, mais pas plus furieusement rapace même humiliation, même contrainte, même avilissement, même honte...
    Aucune différence je déclare, entre la paix juive et la paix allemande. Et je préfère la paix allemande n'importe quand. Monsieur Blum pour la marche de ses services, peut compter bien certainement sur autant de traîtres et d'espions français, entièrement dévoués à ses ordres qu'il s'en serait voué à de Moltke s'il était venu jusqu'ici. De ce côté pas d'illusion, les mêmes Juifs, les mêmes francs-maçons. Monsieur Blum possède déjà un joli corps de militants youtres d'environ deux millions d'hommes tous parfaitement disciplinés, tous parfaitement déterminés à nous mettre au garde à vous, nous les piteux autochtones... à nous consigner dans nos niches, attendant de nous mettre en daube à la sauce "Croisade anti-nazi". Il faudrait prévoir qu'avant un an, à la manière qu'ils s'y donnent, nos services juifs aux promptes naturalisations, ces effectifs auront doublé... Tous les Français "à tour de bras" échappés de tous les ghettos: Valaques, métèques refoulés par toutes les "émigrations" du monde (surtout U.S.A.) arrivent ici pourris de tares, "inaptes au service" la plupart, mais merveilleusement rapaces, pétris d'exigences, arrogants, effrénés, revendicateurs, en chasse, en conquête farouche, à l'agression implacable de tous les emplois, des fonctions les plus réservées (voir Guerre et Marine) et puis par-dessus tout, haineux, d'une rage démoniaque, talmudique, contre tout ce qui pourrait, même un instant différer, empêcher qu'ils surprennent, saisissent, escamotent, accaparent immédiatement toutes les professions, toutes les places. Qui peut se dresser contre cette meute ?... Nous autres les Français d'avant-guerre ?... Les jeunes soufflés de maçonnisme ne voient rien. Précaires survivants de 14, que les Juifs jugent évidemment au plus bas décatis, de race alcoolique vannée, foutue, méprisable énormément, détestable à mort ?...

    Monsieur Blum pour son campement, pour la progression de sa horde en pays conquis, pour la soumission de l'indigène, peut compter sur nos caïds... nos francs-maçons autochtones, ils lui sont entièrement dévoués, intrigants, cupides et fats. M. Blum détient en ses mains juives tous leurs moyens d'existence, leurs décorations, toute leur raison d'être... Ils encadrent, matent, dressent le natif au mieux des intérêts du maître, du conquérant juif... Rien à dire... C'est ainsi que les choses se passent en Afrique. Seulement de ce côté, en France c'est nous les bicots... Même arrogance, même injustice, même droit du seigneur juif. L'occupation Blum en fin de compte, plus hypocrite, plus larvaire est plus dégradante, certainement, que l'aurait été pour nous l'occupation Falkenhayn. La force détruit moins, dégrade, pourrit moins sur son passage que l'intrigue et la ruse. La colonisation "par l'intérieur" est la plus infamante, la plus ignoble des colonisations. La colonisation par les négrites juifs représente le comble de toutes les abjections morales et physiques.

    Falkenhayn, autre avantage, ne demandait pas aux Belges d'aller se battre pour les Allemands. Les Allemands font leurs guerres eux-mêmes. 


Louis-Ferdinand Céline, Bagatelles pour un massacre (1937)

 
 

END OF EXAMINATION

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Text & Concept: Tony McNeill
The University of Sunderland
Last Updated: 15.11.2001